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Textes du parolier à vous de lire pour un premier contact
la bête immonde maquillée C't'en traînant les pieds le plus souvent qu'on fait son devoir dans l'isoloire on exprime son mécontentement On vote comme des sans-mèmoire Comment choisir, ma foi Ce sont des clones, quelquefois Démocratie Rien n'est écrit On se croit à l'abri D'une agonie La bête immonde est maquillée En présentant des incompétents En soutenant un magouilleur notoire Les grands partis font l'jeu des truands offrent aux extrêmes un boulevars Je doute qu'ils servent l'Etat Avec leurs montres Ségéla Démocratie Rien n'est écrit On se croit à l'abri D'une agonie La bête immonde est maquillée Oligarchie Clan des nantis SQi l'pays s'assoupit l'hydre surgit Sait falsifier Endoctriner Démocratie Rien n'est écrit On se croit à l'abri D'une agonie La bête immonde est maquillée Un pays tellement parfait Des garagistes siphonnent les réservoirs Des facteurs se servent dans les colis Des fonctionnaires des fondés de pouvoir Collectionnent les congés maladies Le nom du pays Je dois le taire Il se dit démocratie Protège même la liberté pamphlétaire Mais comme certains passent des euros dans les paradis fiscaux Tout l’monde cherche la faille pour gagner plus en plumant son travail En plumant des cobayes Des caissières oublient certains codes barre Elles remplissent ainsi bien des placards Des conseillers généraux régionaux Ont des amis très très généreux Des pharmaciennes passent de fausses ordonnances Z’arrosent le sable vendu à la tonne Les plombiers profitent des circonstances Quand part l’électricien tu carillonnes Les chemins où l’on se sent bien Tu ne seras qu’un marginal On se demandera si tu es bien normal Arrête ta crise d’adolescence Apprend les lois de la finance Tu verras que c’est bien la France Quand on sait profiter de sa chance J’ai simplement appliqué à ma vie Les idées auxquelles je croyais Sinon ça sert à quoi de parler Si pour sa vie on suit les chemins des voisins Des chemins où l’on ne sent pas bien Tenus par des obligations Ils maudissent la société d’consommation Mais dès que quelqu’un vit autrement Ils le soupçonnent d’être délinquant C’est sûr’ment le chef des truands Enfin quelqu’un de trop différent Je sais bien je suis dans la marge C’est je te jure mieux que le marécage Etre dans la marge c’est être libre C’est tenir à son équilibre Comme l’Essentiel est invisible On vous fait croire que c’est impossible Le temps volé aux fous Combien d’années perdues dans les embouteillages ! Combien d’années perdues devant une télévision ! Combien d’années perdues dans les distractions ! Combien d’années perdues en maquillage ! Même s’il vivait mille ans Le fou ne vivrait vraiment Que des miettes de temps Même s’il vivait mille ans Il suffit d’y penser pour se dire « mais bon sang ! » As-tu déjà remarqué qu’une heure perdue par jour Ça fait sans bruit une année tous les 24 ans Tandis qu’il défile le compte à rebours Comme on nous vole du temps en nous baratinant ! On nous vole du temps en nous persuadant de courir ! Je sais qu’on nous vole du temps en nous divertissant ! On nous vole du temps pour nous endormir ! |